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10 oct. 2018 19:11

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MUSIQUE ET PLANTE : SOULEYMANE AGNE NOUS RACONTE SA DéCOUVERTE : "C’EST LORS DE MES RECHERCHES SUR LES ALTERNATIVES AUX PESTICIDES QUE J’AI FAIT CETTE DéCOUVERTE."

Comment avez-vous découvert ce rapport entre la musique et la plante ?

C’est lors de mes recherches sur les alternatives aux pesticides que j’ai fait cette découverte. Je suis quelqu’un qui croit profondément qu’il est possible de contourner les intrants chimiques qui ont une seule finalité nous détruire. C’était en 2015 que je suis tombé sur Joël Sternheimer professeur à l’université européenne de la recherche, qui s’est intéressé  aux effets de la musique sur les plantes. La musique peut développer les plantes !  Je ne m’attendais pas du tout à ça. Mais ce qui a le plus attiré mon attention c’est le fait de découvrir que Joël Sternheimer, en 1996, a fait au Sénégal des expériences sur des plants de tomates en étudiant l’effet de la musique sur la protéine TAS 14 (protéine de résistance de la tomate à la sécheresse). Cette protéine aide les plants à résister à la sécheresse. Une expérimentation qui fut un succès total. Cela a été une révélation pour moi et je me suis dit que c’est un devoir et une obligation pour moi de pousser ces recherches. Je dois creuser et finir le travail du maitre mais en y apportant une touche personnelle.

Comment la musique influence-t-elle la plante?

Il faut comprendre que nous avons différents acides aminés regroupés dans le « corps » de la plante. Et chaque acide aminé joue un rôle bien précis dans le fonctionnement et le développement de la plante. Le croisement acide aminé et ribosome entraine un comportement ondulatoire qui donne lieu à une émission d’onde d’échelle qui est transposé dans des fréquences audibles par l’homme en les convertissant par des notes de musique. Autrement dit à chaque fois qu’un acide aminé se fixe à un ribosome nous notons la production d’un signal et l’émission de ces différents signaux produisent par les différents acides aminés en contact avec les ribosomes constitue une mélodie appelée protéodie propre à chaque protéine. Ainsi chaque acide aminé produit une note de musique et l’ensemble des notes de musique donne naissance à une mélodie qui si on le fait réécouter à la plante  elle stimule les acides aminés concernés et entraine la synthèse des protéines. Mais ce n’est pas aussi facile qu’on l’imagine, il ya une partie beaucoup plus complexe que je préfère pour le moment garder pour moi, le temps d’avancer dans mes recherches. Attention ! ce n’est pas toutes les musiques qui influencent le développement des plantes. Certaines musiques inhibent la croissance de la plante, d’autres même tuent la plante au bout de 15 jours. Je suis entrain de travailler sur les symphonies parfaites que cherchent les plantes et j’espère bientôt finaliser mes recherches sur le sujet.

Donnez-nous un exemple d’expérimentation ?

J’ai fait pas mal d’expérimentation et récemment  une  sur la culture des fraisiers et des laitues dans un champ laboratoire à Ngeurigne mis en place par Alfa Barry un banquier passionné d’agriculture verte. Pour ce test, je me suis intéressé à l’acide aminé proline qui produit la note ‘’fa’’ lors de sa fixation au ribosome. L’acide aminé proline a une action sur la gestion de l’eau, donc permet à la plante de mieux gérer l’eau. Mais aussi sur la résistance aux conditions extrême comme la chaleur, le froid, la salinité. Chaque matin je faisais écouter 5 minutes de musique à une planche de salade et cela durant 15 jours. Au bout de 35 jours après de forte pluie et exposés à des conditions extrêmes 90% des salades sont devenus amères alors que celles qui écoutaient de la musique garder toujours leur saveur agréable. La musique utilisée était de la musique douce composée par le célèbre chanteur sénégalais El Hadji Ndiaye. Pareille aussi pour certains fraisiers qui écoutaient la même musique et qui ont résistés aux conditions extrêmes, contrairement à d’autres qui ont péris. Des résultats que je ne pouvais pas dévoiler à mes collègues car je risquerai tout simplement de paraitre idiot ou vu comme un fou qui cherche à tout justifier.

Comptez-vous approfondir vos recherches ?

Oui bien sûr. Je pense que quelqu’un comme Joël Sternheimer n’a pas cherché ou n’a pas eu le temps d’aller au fond des choses. Je vais essayer de faire ma part. Je suis entrain de travailler sur comment transformer ces notes de musique en des minéraux que la plante peut consommer et intégrer dans son organisme. L’idée c’est de faire en sorte que la musique ne soit plus un élément extérieur utile à la plante mais plutôt qu’elle soit une partie intégrante de la plante et permettre ainsi à cette dernière de se développer naturellement sans faire recours aux engrais chimiques.

Il semble que certains ne croient pas à cette théorie mais tout de même vous persister dans vos recherches c'est de l'audace, la passion de la recherche ou juste une de vos folies?

Je dirai plutôt une de mes folies peut être. Mais une chose est sure j’ai un compte à rendre à notre mère nature et à la génération future. Et je sais que penser différemment des autres est la seule façon pour moi d’arriver à atteindre mes objectifs. Alors je suis prêt à être un « fou » pour y arriver ça ne me gêne pas.

Quels sont vos besoins pour approfondir vos recherches ?

Je pense que j’ai juste besoin de me rapprocher de certains chercheurs beaucoup plus expérimentés qui peuvent m’aider à trouver cette clé que je cherche temps et que je n’arrive toujours pas à trouver. J’ai besoin surtout d’un laboratoire équipé à ma manière. Si je dispose de ce laboratoire et juste un peu de moyen qui va avec, je donnerai certainement vie à toutes mes innovations de ouf qui hisseront bientôt le Sénégal au rang du premier pays agricole d’Afrique et pourquoi pas dans le monde. 

Souleymane AGNE

www.souleymaneagne.com

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