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15 janv. 2018 14:10

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ENTREPRENEUSES : CONSEILS DE CELLES QUI ONT FAIT DéCOLLER LEUR BOîTE

Tendances 2018 : Comment surmonter les
obstacles et se libérer de ses barrières mentales pour entreprendre ? Des
femmes entrepreneuses livrent leurs conseils pour briser le plafond de verre.

Les femmes ont tenu le devant de la scène toute l'année 2017 : les accusations de
sexisme dans la tech
, et notamment dans la Silicon Valley, avaient
commencé avant même les dénonciations en masse des violences sexuelles ou
comportements sexistes déferlant depuis l'affaire Weinstein. Gageons qu'en
2018, cette prise de conscience participera davantage au rééquilibrage
hommes-femmes dans l'entrepreneuriat. Conseils de celles qui ont ouvert la
voie.

Les femmes entreprennent
moins que les hommes, on le sait. Elles représenteraient entre 10 et 20 %
des créateurs d’entreprise en France. Serait-ce plus compliqué d’entreprendre
quand on est une femme ? « Les difficultés liées à l’entrepreneuriat ne
sont pas genrées »
, tranchent à l'unanimité, les entrepreneures
rencontrées. « Quand on entreprend, il y a des hauts et des bas pour les deux sexes »,
insiste Céline
Lazorthes, fondatrice de Leetchi
, une plateforme de collecte
d’argent qui revendique près de 8 millions d’utilisateurs.

Les créatrices d’entreprise rencontrent tout de même un obstacle : « Les
femmes ont beaucoup plus de barrières mentales que les hommes
», se
désole Mathilde le
Rouzic, fondatrice de Hellocare
, une application qui facilite la
mise en relation entre les médecins et les patients. Malgré les mises en garde,
Mathilde a décidé de se lancer en 2003 après la naissance de son premier
enfant.

« Les femmes ont peur de ne pas être à la hauteur, peur de l’engagement,
peur de demander de l’aide
», abonde Valérie Segretain, fondatrice de Customer Labs, une startup
spécialisée dans la relation client qui a levé un million d’euros l’été
dernier. « Le plafond de verre pour les entrepreneuses, c’est surtout
le manque de confiance en soi
 ».

Les femmes lèvent moins de fonds que les hommes

Ce handicap peut peser lourd sur le développement de leur business. Au
moment de lever des fonds, par exemple, « les créatrices d’entreprise
demandent en général 500.000 dollars, quand les hommes n’hésitent pas à
demander un million »
, regrette Anne Ravanona, la fondatrice de Global
Invest Her, une plateforme qui aide les entrepreneures à lever des fonds.
« Il faut aussi reconnaître que les femmes et les hommes ne bénéficient pas des mêmes réseaux »,
ajoute-t-elle. Or, c’est un élément important pour trouver des business angels.

Femmes :
entreprendre avec une famille nombreuse, c'est possible !

Résultat des courses, les femmes lèvent toujours moins de fonds que les
hommes. Soit 1,8 million
d’euros levés en France contre 3,5 millions d’euros pour les hommes
,
d’après l’édition 2016 du baromètre Start-Her/KPMG. De son côté, Céline
Lazorthes voit le verre à moitié plein : « La prudence peut être un
atout. J’ai été modeste, mais cela nous a appris à bien gérer chaque centime »
.
La trentenaire a réussi à lever 7 millions d’euros en quatre tours de table,
avant que sa société ne soit rachetée par le Crédit Mutuel Arkéa en 2015.

La success story de Leetchi a d’ailleurs fait de Céline Lazhortes l’une des
entrepreneuses françaises les plus médiatiques dans un écosystème qui manque
encore de role models. « On a besoin de plus de représentations de
startuppeuses dans les médias
 », réclame-t-elle. Même demande chez
Valérie Segretain qui lutte aussi contre l’image de la wonder woman : « si
on met en avant des femmes
normales, on montre que c’est atteignable
 ».

« Adopter des postures de dirigeante »

Pour convaincre les jeunes femmes de se lancer, il faut miser sur la
sensibilisation très tôt. « Nous devons leur expliquer que c’est
possible, même sans avoir une grande expérience
, poursuit la fondatrice de
Leetchi qui s’est lancée dès la fin de ses études en 2009. Pendant leur
scolarité, il faut les encourager à adopter des postures de dirigeante, dans le
cadre de travaux de groupe ou d’activités associatives
. »

Ces femmes
entrepreneurs qui font face aux préjugés

Reste que les jeunes femmes entrepreneuses doivent encore travailler plus dur que les hommes pour
être prises au sérieux. « Pour les femmes, la crédibilité n’est
pas acquise dès le départ
, prévient Sergine Dupuy,
cofondatrice de BeeBoss
, une plateforme de mise en relation entre
auto-entrepreneurs et entreprises. Nous devons sans arrêt prouver que
nous en sommes capables. Cela peut vite devenir usant, mais il faut le prendre
comme un challenge. Affronter les remarques sexistes, c’est devenu un jeu pour
moi, pas un frein
».

Cette mère d’un adolescent conseille aussi de laisser tomber le réflexe de
culpabilité. « Je ne suis pas une bonne cheffe, une bonne maman, une
bonne amie, une bonne épouse… Vous ne serez jamais bonne partout, personne ne
l’est ! »
 Que cela ne vous empêche pas de vous lancer.



Echos 



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