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7 févr. 2018 12:25

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CONTRIBUTION DE M. MAMADOU GUEYE CONSULTANT FORMATEUR EN MARKETING-MANAGEMENT ET CEO DE DEVENIR MANAGER :PANORAMA SUR QUELQUES SECTEURS ET MéTIERS à FORT POTENTIEL !

Aujourd’hui, le constat est unanime : l’on vise un métier et in fine, l’on évolue dans un autre domaine. Ceci est d’autant plus vrai qu’en pratique, les métiers ne découlent pas littéralement de la formation. A défaut de statistiques et d’études fiables, de simples observations révèlent que la crise économique, les préférences familiales, les opportunités inattendues, le chômage ….amènent les gens à changer facilement d’orientation. Par ailleurs des secteurs porteurs aujourd’hui, pourraient ne plus être les vaches à lait de demain.

De ce fait, il faudrait se projeter dans l’avenir en considérant l’environnement des métiers, afin de définir lesquels sont porteurs à court, moyen et long terme. Nous nous intéresseront aux métiers et surtout aux secteurs qui auront à évoluer, au gré du temps, de l’espace et des contingences.

Beaucoup d’étudiants ou de travailleurs en quête d’un meilleur emploi se demandent : que ferais-je de ma vie ? Ou hésitent à faire un choix entre plusieurs métiers. Le plus important est de s’en sortir, de se réaliser dans ce que l’on fait et surtout aimer ce que l’on fait. Un bon choix ne garantie pas tout. Ces dernières années avec l’évolution technologique, la mondialisation et la globalisation de l’économie, les transformations organisationnelles… certains métiers ont disparu comme celui de dactylographe avec l’avènement de l’ordinateur et l’apparition de nouveaux métiers comme celui de téléopérateur dans les centres d’appels qui recrutent énormément. L’environnement du travail est donc sujet à des changements et tout ce qui n’est possible aujourd’hui pourrait le devenir demain.

Par conséquent, nous prendrons les secteurs dans tous leurs états, en ciblant ceux qui sont porteurs, ou du moins ceux que nous considérons tels.

Définition de « métier »

Un métier, est une activité humaine, le plus souvent à but lucratif qui nécessite un savoir-faire n’exigeant pas forcément de hautes études universitaires et qui ne constitue pas une fonction.

Contrairement au travail, avoir un métier n’implique pas nécessairement sa pratique. On peut exercer son métier, soit en freelance, soit comme entrepreneur, soit comme salarié dans le secteur privé ou soit dans le secteur public. L’exercice de certains métiers est règlementé (conditions de diplômes, concours d’accès…).

 Secteurs d’activités

Traditionnellement, on distingue trois secteurs d’activités : le secteur primaire, le secteur secondaire et le secteur tertiaire qui regroupe chacun des métiers. On pourrait également faire une catégorisation : secteur privé, secteur public…Les économies des pays africains sont pour la plupart axées sur le secteur tertiaire (l’activité principale est la production de services, le commerce). Ce qui exclut généralement certains métiers de la sphère de la formation en Afrique.

Dans le secteur primaire, on retrouve : agriculteur, berger, bucheron, viticulteur, maraîcher, cultivateur, éleveur etc. Le secteur secondaire regroupe les industries de transformation agissant sur la matière comme l’industriel, le menuisier, le boulanger, le charpentier etc. Enfin le secteur tertiaire concerne le commerce, les services, les professions libérales comme expert-comptable, avocat, fleuriste, coiffeur, psychiatre, peintre, garagiste, infirmier…

Il est possible d'exercer un métier dans différents secteurs d'activité. Par exemple, vous pouvez être infirmier (ère) dans une clinique (secteur de la santé), dans une école (secteur de l'administration) ou dans une usine (secteur de la mécanique). 

Secteurs de métiers, et vocation

Les tests d’orientation permettent habituellement d’identifier les prédispositions des individus à une famille, un secteur, une typologie de secteur d’activité. Mais on ne peut embrasser certaines activités connues dans les pays industrialisés développés car nos économies sont essentiellement dominées par les services, le commerce.

Le choix d’un métier dépend de plusieurs facteurs mais surtout des sacrifices à consentir et relève surtout des contingences du moment. On peut choisir un métier par vocation. Mais on n’est pas toujours architecte, avocat, policier, enseignant, médecin… par simple volonté. Les concours de sélection d’entrée, interviennent pour offrir ou non l’opportunité de pouvoir y accéder. Un autre facteur non moins négligeable est le poids de la « tradition » avec nos us et coutumes qui réservent des activités selon le sexe des individus. Il est donc rare, voire inédit selon les idées reçues de rencontrer un homme tenant un établissement de beauté, ou une femme conducteur de train dans nos milieux. Bien que segmenté, l’environnement des métiers et des secteurs d’activité n’a jamais cessé d’être en évolution.

LES SECTEURS ET METIERS D’AVENIR 

Nous n’avons pas la prétention de maîtriser avec certitude le sort du marché de l’emploi d’ici quelques années. Toutefois, après observations, enquêtes, analyses, projections et confirmation de spécialistes, nous avons pu identifier des pistes, des secteurs prometteurs et des filières de demain. Aujourd’hui, le secteur des services et des échanges représente environ 70 % des emplois. Cette proportion devrait se maintenir à en croire les spécialistes. Les premières enquêtes prospectives situent les métiers d’avenir dans nos pays africains dans les secteurs de l’agriculture, la santé, l’éducation et la formation, le tourisme/l’hôtellerie, les nouvelles technologies, les télécommunications, les Bâtiments & Travaux Publics, (BTP), l’environnement, les Petites et Moyennes Industries (PMI), l’entrepreneuriat etc. La liste n’est pas exhaustive.

Le secteur agricole et l’agroalimentaire

« Quand l’Europe brûle des céréales pour se chauffer, nous, nous les cherchons pour les manger » L’auto-suffisante alimentaire demeure un problème voire un besoin vital. L’agriculture en Afrique reste à être mécanisé, organiser et plus professionnaliser pour impulser un développement économique à nos pays. La terre ne ment pas dit-on ! Au-delà du développement du secteur agricole, il faudra s’investir dans l’agro-business, la transformation de la matière première en produits semi-finis et finis à travers l’installation et l’exploitation des usines. L’agroalimentaire est donc un secteur à fort potentiel où la main d’œuvre est et sera demandé dans l’avenir. Le besoin en ingénieurs agronomes, restera croissant.

Le secteur de la santé

En Afrique, les gens meurent encore faute de médecins et de centre de santé de proximité. Le besoin en personnel de santé est toujours d’actualité. Beaucoup de médecins sortent chaque année de la fac mais le maximum est concentré dans la capitale et les grandes villes. Au même moment, des milliers de populations sont condamnées à faire des distances afin de rejoindre un centre de santé ou périssent faute de médecins qualifiés. Plus de centres implique plus de médecins, plus de spécialistes (radiologues, chirurgiens, ophtalmologues, pédiatre, nutritionniste…) Dans la même veine, la télémédecine est aussi un créneau plein d’avenir.

L’éducation et la formation

Beaucoup d’entreprises se créent mais plus de la moitié disparaissent avant leur cinquième anniversaire selon les statistiques, faute d’un management efficace donc de manager compétent. L’heure est à l’expertise et à la qualification, mais aussi à la formation. Aujourd’hui, il est encore plus question d’assurer la relève de nos formateurs et professeurs. A voir leur sollicitation (dans les universités comme dans les écoles professionnelles) et le nombre d’étudiants doctorants par rapport aux défis du futur, on comprend le besoin grandissant de disposer de plus d’effectifs dans l’éducation à la base où le taux d’alphabétisation est encore très faible. A l’avenir, on embauchera dans le conseil (consultants), dans la formation professionnelle, mais aussi dans l’enseignement technique, car les opportunités existent. Il faut d’ores et déjà former le personnel.

Le tourisme et l’hôtellerie

Le tourisme est un secteur mal ou peu exploité en Afrique. Faute d’un appui fort au secteur et des mauvaises images véhiculées sur l’Afrique, on le considère pauvre. Pourtant, on ne peut considérer le développement des pays africains comme le Sénégal par exemple, en laissant de côté ses atouts touristiques et culturels. Il y demeure des opportunités à exploiter : plus de circuits, plus de sites aménagés, plus d’offres, plus de découvertes à révéler par les acteurs à l’avenir. Le tourisme s’accompagne de l’hôtellerie. Nous disposons très peu de réceptifs hôteliers aux normes et standards internationaux. C’est l’une des raisons pour lesquels très peu de grands évènements mondiaux ne s’organisent en Afrique à l’instar des Jeux Olympiques. On attend donc toujours plus de cadres, notamment des chargés d’affaires culturels, des animateurs culturels, des hôtesses, des guides touristiques… une augmentation du nombre d’emplois qualifiés devrait se confirmer à moyen et long terme dans ce secteur.

Le secteur des nouvelles technologies

Aujourd’hui les Smartphones et autres équipements multimédias plus perfectionnés envahissent nos quotidiens et la tendance va se poursuivre. De ce fait, les développeurs d’applications, webmasters, ingénieurs multimédias, vendeurs de matériel informatique, maintenanciers et techniciens trouveront leur place au soleil. Aujourd’hui tout est de plus en plus mobile. Naturellement, il faut des techniciens et ingénieurs pour mettre en place et assurer la maintenance de nos acquisitions et appareils mobiles : tablette, Smartphone, ordinateurs, téléviseurs, appareils de géolocalisation, sécurité informatique, appareils photos etc. La veille technologique est peu entrée dans les habitudes, mais elle n’attend que l’ouverture des entreprises pour s’implanter. Une autre opportunité s’offrira avec les services de vente et de comparaison en ligne. Le marché aussi concurrentiel des matériels et fournitures informatique passerait bien par là. Avis aux développeurs, aux technico-commerciaux et ingénieurs d’affaires.

 Le secteur des télécommunications

Techniciens GSM, Fournisseurs d’accès internet, systèmes et réseaux d’entreprises… trouveront leurs débouchés dans un monde où entreprise rime obligatoirement avec réseau internet. En outre, quand on scrute le nombre d’emplois générés par les GSM ces dix dernières années (distributeurs et revendeurs de recharges, vendeurs et réparateurs de portables, importateurs…), l’avenir est encore rose. Les réseaux sont encore en extension et ne cessent d’innover en termes de diversification de services. Dans un avenir proche, il faudra des téléphones portables « made in africa », les signes avant coureurs sont annoncés par la société congolaise Verone Mankou qui a mis en vente Elikia, un smartphone à un peu plus de 100 euros.

Les Bâtiments et Travaux Publics, (BTP)

« Quand le bâtiment va, tout va » dit l’adage. Mais nos pays africains manquent de buildings, de gratte-ciels, de tours administratifs, d’infrastructures immobilières suffisant par rapport à la démographie et besoins croissant. Les infrastructures routières, de désertes rurales, des ponts et chaussés. Tout est à construire. Aujourd’hui ce sont en majorité, des professionnels et ingénieurs chinois qui résistent à la chaleur sur nos grands chantiers, on se demande où sont les ingénieurs locaux. Personne ne sait exactement ce que font nos ingénieurs, sinon ils sous-traitent les marchés avec les grands groupes étrangers, ne disposant pas de technologies et d’ingénieurs qualifiés. Il faudra renverser la tendance. Demain, nous aurons beaucoup plus recours au travail des architectes, des ingénieurs et techniciens locaux pour construire les buildings, les routes, les ponts, les échangeurs, les autoroutes, les chemins de fer, les aéroports… 

L’environnement

Aujourd’hui, en Europe et dans les pays développés, la tendance est à la consommation bio, à l’écologie, et au développement durable. L’Afrique devra suivre la tendance. Les métiers de l’environnement : une filière d’avenir, car progressivement l’homme prend conscience de la protection de nos ressources. La prise de conscience des enjeux liés au climat et à la protection de l’environnement fait émerger de nouveaux besoins qui réclament des compétences. La tendance à définir une politique « verte » par les entreprises et embauché des environnementalistes même dans nos centres de santé est très timide, mais pourrait bien s’éveiller. Il suffit d’observer tout autour de nous, le problème de salubrité nécessite un engagement citoyen. Et seuls des professionnels formés aux questions de l’environnement, pourraient définir de telles politiques. Les habitudes liées à la lutte contre la pollution et le recyclage sont autant de champs pour ces métiers.

Les PMI (les Petites et Moyennes Industries)

Les métiers traditionnels, de petites coopératives agroalimentaires, de petites unités de transformation de savon, de textile, de bois, l’artisanat, …connaissent un essor et se présentent aujourd’hui comme des métiers d’avenir. Il faudra y intégrer des technologies et/ou des outils améliorés pour en faire des Petites et Moyennes Industries pourvoyeur d’emplois et de valeur ajoutée. Ceci, afin de répondre à une demande de plus en plus exigeante. Avec l’apport de moyens de production et de promotion, les Petites et Moyennes Industries retrouveront une deuxième jeunesse et contribueront à une meilleure lutte contre les produits importés. Ce sera le cas pour l’alimentation, l’équipement, l’art, le tissage etc. D’où la nécessité de compter sur un personnel formé et compétent.

Quel est le métier fait pour vous ?

La réponse à cette question dépend de vous, de votre passion. Il faudra procéder par élimination, car il est plus facile de juger de ce qu’on ne veut surtout pas faire. Vous pouvez aussi vous référez à des professionnels d’orientation, des psychopédagogues, vos parents qui vous connaissent le mieux. Connaître les secteurs porteurs pour bien s’orienter, c’est important pour définir ses perspectives de carrières et réussir professionnellement. Analysons un métier sûr pour l’avenir : l’entrepreneuriat.

Le métier d’avenir le plus indiqué : Entrepreneur

La polyvalence et la compétence seront des exigences pour accéder à un emploi demain, à défaut il faudra en créer soi-même. Des années d’expérience, des études à assez haut niveau ou une spécialisation dans tel ou tel domaine, ne sont pas toujours une garantie pour un emploi. Il faut dénicher une idée novatrice répondant à un besoin, un créneau porteur, définir un plan d’affaire, s’armer de motivation, et de détermination pour embrasser l’entrepreneuriat. Certes cela s’apparente à une aventure, mais au bout du compte on en sort gagnant. Dans un premier temps par l’activité économique qu’on crée on devient une personnalité morale, et on acquiert d’expertise en offrant ses services, en créant de la valeur ajouté. D’un autre côté, par le caractère porteur de l’entreprise. Bien gérée, elle est amenée à s’agrandir, se développer, s’associer, se diversifier, et évoluer aux delà des frontières. Pour ce faire, il faut assez tôt se former, acquérir de la pratique et trouver sa voie. Les politiques le professent, au même moment que les formations l’intègrent. L’auto-emploi devrait être l’emploi du futur. C’est le passage vers une certaine autonomie, vers un savoir, un métier, un avenir.

 Somme toute, malgré la crise et le chômage, de nombreuses entreprises devront faire face à une pénurie de personnel dans les années à venir. Les métiers de services à la personne, les assistantes maternelles, agents d’entretien et de sécurité, cadres administratifs et dirigeants d’entreprise, ingénieurs, enseignants, professions intermédiaires du commerce, ouvriers qualifiés du bâtiment, médecins, ouvriers des industries de process, informaticiens… bref des métiers utiles à tout secteur d’activité seront de plus en plus demandés. On demandera souvent un niveau de qualification élevé et la maîtrise, voire une polyvalence, « bon partout et excellent dans un domaine » sera le leitmotiv des recruteurs, quel que soit le secteur d’exercice. Toutefois il ne faudra pas perdre de vue que le meilleur métier d’avenir est celui que l’on créé et l’on gère soit même : l’entrepreneuriat

Mamadou GUEYE
Consultant et Formateur en Marketing et Management , Fondateur du Cabinet DEVENIR MANAGER
Membre du conseil de DakarStartup
+221777525301


Contribution de M. Mamadou GUEYE  Consultant  Formateur en Marketing-Management et  CEO de DEVENIR MANAGER :Panorama sur quelques secteurs et métiers à fort potentiel !
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